Il faut connaitre ses cumulus!

September 28th, 2007

Bonjour très sympathiques lecteurs tannés de tous vos problèmes terre à terre. J’ai décidé d’offrir une thérapie à toutes les difficultées du monde (rien de moins) en vous apprenant comment reconnaitre ses cumulus! Bref, sans plus tarder, les cumulus sont les nuages les plus typiques qu’on peut imaginer. Petite boulle blanche, qui semble douce au toucher. Si vous demandez à votre petit cousin de 5 ans de vous dessiner un nuage, il y a 99% des chances qu’il dessine un cumulus!

Ce sont des nuages de convection, ce qui signifie qu’il est plus probable de les voir apparaitre une journée chaude et humide. En raison de cette caractéristique, il n’y a pas de cumulus en antarctique! En effet, il fait trop froid sur ce continent pour que des courants de convection assez forts se forment pour créer les cumulus. Ils ne sont jamais très hauts, environ 600 à 100 mètres d’altitude. De plus, ils sont espacés les un des autres, c’est-à-dire qu’ils ne forment pas une couche continue de nuages dans le ciel.

Les quatre espèces de cumulus

Il est possible de classer les cumulus en quatre espèces. C’est principalement la grosseur du nuage qui fait en sorte que le cumulus appartient à une espèce ou à une autre. Les quatre espèces de cumulus sont les suivantes.

Cumulus fractusUn cumulus fractus est un bébé nuage!

Le cumulus fractus est le bébé naissant des cumulus. Il ressemble à un lambeau de soie blanche déchiqueté dans le ciel. Généralement, quand on regarde le ciel et qu’il y a un minuscule nuage blanc, tellement petit qu’il en fait pitié, les chances sont bonnes que ce soit un cumulus fractus. On peut aussi retrouver le cumulus fractus juste après une averse provenant d’un autre nuage. Dans ce cas, il n’est pas nécessairement blanc parce qu’il est probable qu’il soit dans l’ombre de son nuage parent, mais il garde le même look et grosseur que son confrère de beau temps. Le cumulus fractus ne produit jamais de pluie, il est beaucoup trop petit et inoffensif pour ça!

Cumulus humilisUn petit cumulus humilis au dessus des montagnes. Voyez comme il semble douillet et confortable.

Le cumulus humilis est le nuage de beau temps par excellence. C’est celui qui vient faire un peu d’ombre lors d’un pique-nique. Les cumulus humilis sont plus larges que haut et ne provoquent pas de précipitations. Bien que pour les gens au sol, il soit complètement inoffensif, il reste que c’est un nuage de convection et que si vous passez juste en dessous en avion, vous allez ressentir quelques turbulences.

Cumulus humilisUn cumulus mediocris, remarquez comment il est aussi haut que large. Celui-ci est imposant et va bientôt devenir un cumulus congestus.

Le cumulus mediocris est la version extra jumbo du cumulus humilis. Il lui ressemble beaucoup en fait et il peut être difficile de faire la différence entre un gros cumulus humilis et un petit cumulus mediocris. Heureusement, il existe une règle approximative pour trancher entre les deux en cas de confusion. Si le nuage est aussi haut que large, c’est un médiocris. Souvent, le dessous d’un cumulus médiocris est légèrement plus foncé que le dessous, mais ce n’est pas un nuage de pluie pou autant. Il arrive parfois que le dessus ressemble à un chou-fleur, avec des bosses et des creux d’un blanc vif. Ce n’est pas toujours le cas et il ne faut pas se fier à ça pour l’identifier; ce qui compte, c’est la grosseur!

Cumulus congestusQuand un cumulus congestus s’avance ainsi lors d’une randonnée en montagne, il est préférable de se trouver un abris

Le cumulus congestus est le grand-papa obèse des cumulus. On le reconnait parce qu’il est plus haut que large. Parfois, il est assez haut pour ressembler à une grosse colonne de ouate. Le dessus ressemble à un choux fleur, avec un paquet de grosses bosses blanche. Ceci est très important parce que si le dessus est flou, on ne parle plus d’un cumulus humilis mais bien d’un cumulonimbus. Contrairement à ses petits cousins, le cumulus congestus n’est pas un nuage de beau temps. Son dessous est d’un gris menaçant et il provoque souvent des averses de courtes durées. Si vous partez en promenade et que le ciel est remplis de cumulus congestus, il va probablement faire beau, mais apportez votre parapluie parce que si l’un deux décide de vous passer au dessus de la tête, vous allez vous faire mouiller!

Comme je l’ai mentionné plus tôt, les cumulus ont tendance à grandir, ainsi, le bébé fractus deviendra un humilis, qui deviendra un mediocris puis un congestus. Quand les cumulus deviennent des congestus avant l’heure du midi, il y a de bonnes chances qu’il y ait une averse au courant de l’après midi.

L’unique variété de cumulus

En plus des quatre espèces que j’ai présentées plus tôt et qui se rapportent à la grosseur des nuages, il existe aussi une variété qui se rapporte à leur disposition. Quand les cumulus forment une série de rangées parallèles à la direction du vent, on dit alors qu’ils sont de la variété radiatus. À cause de l’effet de perspective, les lignes semblent converger vers l’horizon. Tous les types de cumulus peuvent être de la variété radiatus. Par exemple, on peut avoir des cumulus humilis radiatus, ce qui signifie qu’il y a dans le ciel une série de petits nuages ouateux plus large que haut qui forment des lignes dans le sens du vent. De la même manière, il peut y avoir des cumulus mediocris radiatus, des cumulus congestus radiatus et ainsi de suite…

Voilà, maintenant soyez heureux et allez contempler en toute conaissance de cause les cumulus :)

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La caverne de Saint-Léonard

July 19th, 2007

Question: Jusqu’où faut-il aller pour visiter une caverne quand on demeure à Montréal? Non, ce n’est pas au Mont-Saint Hilaire avec son trou de 3 mètres, ce n’est pas non plus à Hull (où il y a la plus grande caverne de l’est du canada en passant!) et ce n’est pas dans le sud de la Géorgie! En fait, il faut se rendre au métro Viau et prendre le bus 132 vers le nord pendant une vingtaine de minutes pour se retrouver face à face avec la caverne de Saint-Léonard!

Cette caverne, c’est un trou de 40 mètres de long et 9 de profond qui a été crée par le passage des glaciers il y a environ 10 000 ans. C’est la seule caverne de ce type au monde! À l’intérieur, la température est quasi-constante à 5C et le taux d’humidité avoisine le 100%. Si on désire la visiter, il faut effectuer une réservation 2 semaines d’avance. Les lampes et casques sont fournis sur place.

En plus, comme toute caverne urbaine, elle a une histoire sympathique. Elle aurait été découverte vers 1811 et aussitôt, une grande quantité de curieux allaient la visiter via les sentiers de terre qui faisaient office de route dans cette région de l’ile à l’époque. Il semblerait que les amérindiens ne l’avaient pas visité auparavant, mais je dois avouer que j’ai des gros doutes là-dessus étant donné leur très bonne connaissance de la nature… La caverne aurait été utilisée comme dépôt d’armes et certain des patriotes s’y seraient caché lors des évènements de 1837.

Emplacement:
http://maps.google.com/maps?f=q&hl=fr&geocode=&q=5200+boul.+Lavoisier,
+Montreal&sll=37.0625,-95.677068&sspn=45.736609,92.8125&ie=UTF8&ll=45
.586473,-73.605351&spn=0.019852,0.045319&z=15&iwloc=addr&om=1

Malheureusement, je n’ai pas trouvé d’images de l’intérieur de la caverne. Si cela se produit, je viendrai l’ajouter mais en attendant, utilisez votre imagination. (C’est facile: il fait noir dans une caverne…)

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Les nuages noctulescents

June 14th, 2007
Un nuage noctulescentLes nuages noctulescents ressemblent à ceci. Le rouge au bas de l’image est simplement la fin du couché de soleil. Parfois, ils sont bleu électrique. Cette photo a été prise en Finlande.

Bonjour cher lecteur en manque de lecture. Quoi de mieux pour bien commencer la journée que de se mettre la tête dans les nuages? Il n’est d’ailleurs pas question de choisir n’importe quel nuage. Les Cumulus Nimbus, les Alto Stratus et les trainées d’avion sont dépassé. Voici maintenant, les nuages les moins connus de tous, les nuages noctulescents!

Ces nuages ont tout pour être exceptionnel et sont assez rare. Il est probable que vous n’en avez jamais vu. Premièrement, ils sont visible la nuit, 30 à 60 minutes après le coucher du soleil, et ils sont généralement d’un blanc brillant ou d’un bleu électrique dans la nuit noire! Comme si ce n’était pas assez, ce sont les nuages les plus haut que l’on peut rencontrer sur terre: environ 85 km (oui, oui, des kilomètres!!) d’altitude. Quand on se dit que les nuages d’orages (ceux qui sont vraiment très haut) atteignent un minable 15 km de hauteur, on réalise que c’est vraiment très élevé. En fait, mêmes les ballons météorologiques ne peuvent pas atteindre cette hauteur et il est plus pratique de les étudier avec des satellites qu’à partir du sol.

Pour les voir, il est préférable d’être entre le 50e et le 70e parallèle, ce qui correspond grossièrement à la cote-nord et au labrador. Il n’est pas impossible d’en rencontrer plus au sud mais c’est beaucoup plus rare. Par exemple, on en a déjà observé au Colorado.

La formation des nuages noctulescents est très énigmatique. En général, si on veut former des nuages, il faut deux conditions. Premièrement, il faut de la vapeur d’eau (dah!) et ensuite, il faut de petites poussières. Pratiquement tous les nuages “normaux” sont formés à partir de ces deux conditions. Par contre, à 85 km de hauteur, l’air est environ 100 millions de fois plus sec que dans le Sahara et les poussières du sol ne se rendent pratiquement pas. Il a été proposé que, parfois durant l’été, des vents puissants peuvent amener quelques traces d’humidité cette hauteur et que les poussières proviennent de la désintégration des météorites! D’autres personnes pensent que l’eau peut être amenée à cette hauteur via le passage des fusées (certain types de fusées dégagent de l’eau lorsque leurs moteurs sont en marche) et que les poussières sont projetées à cette hauteur par des éruptions volcaniques très puissantes. Bref, ce qu’il faut retenir, c’est que la formation des nuages noctulescents n’est pas très bien comprise…

Bref, si pour une raison ou une autre, vous avez la tête dans les nuages (après quelques verres de trop!), sachez que c’est bien plus cool d’avoir la tête dans les nuages noctulescents!

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Les roches qui avancent toute seule

June 6th, 2007
Une roche qui bouge!Voici une pierre qui a fait son bout de chemin. Il faut admettre que le fait d’avoir un joli couché de soleil avec en avant plan une roche qui bouge est une situation qui possède un charme difficile à décrire.

Bonjour cher lecteur immobile sur sa chaise! Parlant d’immobilité, s’il y a des choses que l’on présume qui ne bougent pas, ce sont bien les rochers. Mis à part autour des volcans, où les roches revolent un peu partout, elles ont bien l’habitude de rester en place. Mais, oh! Il y a une exception! Il y a un endroit dans le monde qu’on appelle la Racetrack Playa. C’est situé juste à coté de la vallée de la mort en Californie. La Racetrack Playa est en fait un ancien lac complètement asséché mais ce n’est pas ce qui rend l’endroit intéressant. Ce qui rend cet endroit incroyable, c’est que, sans l’aide d’aucun animal ou humain, les roches avancent! Et en plus, elles laissent une petite trainée derrière eux (parce qu’elles sont lourde… paradoxe!)

Une des choses les plus étrange, c’est que si l’on se rend sur place et qu’on observe les roches, il semble évident qu’elles n’avancent pas! On peut même rester pas mal longtemps et nada, les roches sont immobiles! Personne n’a jamais vu les roches avancer. Il a en fait été découvert, surement par quelqu’un de très patient, que les roche avancent une fois ou deux par année et que leur trainée reste visible trois ou quatre ans. Parfois aussi, les roches tombent sur le coté, ce qui fait que leur trainée change de forme.

La grosse question est évidemment : Comment les roches avancent? On pourrait penser que c’est à cause du vent, mais il se trouve que les roches ne vont pas toutes dans la même direction, qu’elles tournent et peuvent même se promener en zig zag. Le vent ne pourrait par faire ça!

L’hypothèse la plus probable est la suivante. Bien que l’endroit soit désertique, il pleut quelque fois par année. Étant donné que la Racetrack Playa est située à plus de 1300m d’altitude, il arrive que la nuit, l’hiver, il fasse moins que zéro Celsius. Voici alors ce qui se passe :

      1. Il pleut et le sol est tout imbibé d’eau
      2. La nuit tombe et l’eau gèle assez profondément parce qu’il fait froid. La roche est maintenant sur une couche de glace mais elle ne bouge pas.
      3. Au levé du soleil, une petite couche de glace fond. La roche est maintenant sur une patinoire recouverte d’une mince couche d’eau!
      4. Le vent fait avancer la roche un peu et comme le sol est gluant, celle-ci laisse une trainée.
        Quand il commence à faire trop chaud, la glace fond et la roche ne peut plus avancer.
      5. La prochaine fois que ce cycle se produira, il est très probable que le vent ne souffle pas dans la même direction. On verra donc la trainée de la roche tourner!
      6. Il arrive que certaines roches, plus lourde ou mieux collée n’avancent pas et que d’autre avancent. La combinaison des roches qui avance et ces cycles de gel-dégel fait que les roches ont l’air de se promener au hasard.
          Alors voila, j’imagine que maintenant vous vous sentes moins immobile sur votre chaise à lire mon sympathique petit texte sur les roches nomades! Peut-être que vous n’y avez pas pensé, mais il me semble que ce serait cool d’amener des nains de jardin, ou bien des roches taillées en pièce de jeu d’échec pour les laisser se balader. Peut-être que la Racetrack Playa pourrais faire un échec et mat… (insérer musique de suspense ici)
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